Quand je me suis égaré du côté obscur de la force, j’ai fait l’acquisition d’un disque dur externe pour pouvoir stocker tous les albums que j’avais téléchargé en toute impunité. J’ai pu libérer une place considérable sur mon ordinateur et organiser en un seul et même endroit ma bibliothèque musicale. Jusqu’au jour où le disque dur externe à montré des signes de faiblesse : il s’allumait mais refusait de se laisser explorer. Un diagnostic rapide m’apprit qu’il était agonisant et que j’avais qu’une seule chance de pouvoir accéder encore à son contenu : la résurrection par refroidissement dite aussi “méthode congélateur”. Fallait-il croire ce qu’on voyait sur Youtube ? Les commentaires étaient partagés. Mais je n’avais plus rien à perdre.
Essuyant un premier échec, je m’acharnais : peut-être fallait-il le laisser plus longtemps qu’1h30 au contact du froid, peut-être fallait-il le rebrancher sitôt sorti du congélateur… J’ai envisagé toutes les possibilités avant de trouver par l’absurde la solution au problème : ce n’était pas le disque dur qui était défectueux, mais le câble d’alimentation. J’avais fait l’achat d’un second disque externe identique entre temps : il me suffisait d’alterner l’alimentation pour me servir à nouveau du premier. Une solution qui a fait son temps… jusqu’au décès prématuré de la seconde alimentation. Je l’ai emportée Rue Montgallet samedi dernier et j’ai été accueilli comme si j’avais un Minitel à échanger. La problème n’était pas insoluble (il suffisait de changer le boitier complet), mais le câble n’était pas remplaçable. Par curiosité, j’ai vérifié en rentrant la date à laquelle mon disque dur externe avait été commercialisé. C’était en 2005.
Je suis dégoutée. Je voulais un chignon rock, je lui ai dit le mot “rock” au moins vingt fois.
Entendu ce matin sur la ligne 3.
Sous le comptoir d’un magasin de disques à Brighton, Aurelia Lange a dessiné une fresque qui me rappelle les illustrations que Prosperi Buri a réalisées pour “39 ans 1/2 pour tous”. Elle est également l’auteur d’une feuille de papier cadeau commercialisée par Urban Graphic.
Il n’était pas question que je ne prenne pas de dessert.
Il n’était pas question que je mange du poisson autrement que pané.
Il n’était pas question que ma mère achète un autre ketchup que Heinz.
Il n’était pas question de ma mère achète une autre lessive que Bonux.
Il n’était pas question qu’un quotidien soit gratuit.
Il n’était pas question que Lou Reed enregistre avec Metallica.
Il n’était pas question que les Stooges sortent un nouvel album.
Il n’était pas question qu’un cabas devienne un tote-bag.
Il n’était pas question d’écrire sur son corps.
Il n’était pas question de chiller.
Il n’était pas question que je mette une veste autrement que pour un mariage.
Il n’était pas question que je ferme le dernier bouton.
Il n’était pas question d’Halloween.
Il n’était pas question de voir la misère autrement qu’à la télévision.
Il n’était pas question que la ligne 4 aille jusqu’à mairie de Montrouge.
iMac’s don’t even come with CD drives anymore, and while that’s partly another great Apple scam to make you buy an add-on, the guy in the shop arrogantly assured me it wasn’t just that. “Nobody listens to CDs anymore,” he told me when I enquired if they had an older model out back I could buy, scrunching up his face like I’d asked if it came with a free joystick. He then proceeded to break the news that I was “very niche” if I did. Old women aren’t treated like this when enquiring about mobiles that don’t text.Reef Younis in A Toast, To The CD.
Il y a pratiquement deux ans jour pour jour, j’oubliais ce livre dans un avion. J’étais désespéré : non seulement je ne l’avais pas terminé, mais en plus il me plaisait beaucoup. J’aurais pu aller immédiatement le racheter, mais le sort m’était redevable. Aussi, à chaque fois que je passe voir les romans bradés chez Book Off, je ne manque jamais de regarder à la lettre “C”. Samedi dernier, “L’homme qui tua Roland Barthes” était au rendez-vous. Je ne suis pas prêt à le jurer, mais je suis pratiquement sûr que c’est l’exemplaire que j’avais égaré. Entre quelles mains était-il passé entre temps ? Je n’ai pas posé de question et je lui ai mis le grappin dessus avant qu’il n’échappe à nouveau à ma vigilance.
Stephen Steinbrink : To Be New Again
Mélodiquement surdoué, vocalement bouleversant, physiquement déconcertant : mais pourquoi le monde n’est-il pas aux pieds de Stephen Steinbrink ?