Stromae a résolu l’équation Mendelson (pour le texte) + Bérurier Noir (pour le saxo) + 2 Unlimited (pour l’instrumental) + Roschdy Zem (pour la ressemblance). Et moi, chaque fois que je l’écoute, je lève les bras. Sûrement mon plus gros coup de cœur depuis James Deano.
janvier 2010
16 billets
Ce qui est bien avec Velib’, c’est que tu peux rentrer en nage fin janvier avec le sentiment d’avoir éliminé en 1/2 heure de pédalage l’équivalent de trois parts de gâteau au chocolat.
Real Estate : Fake Blues (via Knox Road)
Le troisième écoute, c’est généralement la bonne. C’est celle pendant laquelle les hésitations se dissipent en même temps que la familiarisation se précise. Ce soir, j’ai écouté l’album de Real Estate pour la troisième fois et j’ai su que j’allais lui réserver une petite place entre le premier Kingsbury Manx et Beach House.
Je la regardais poser un par un ses achats sur le tapis roulant, subjugué par le fait que nous avions choisi la même barquette de St Moret format économique, la même buchette de chèvre frais, les mêmes yaourts, le même pain de mie tranché. Pendant un instant, j’ai cru avoir retrouvé cette sœur jumelle dont j’ai été séparé à la naissance. J’étais ému aux larmes. Et puis, dans un éclair de lucidité, je me suis souvenu que chez Lidl, tout le monde achète les mêmes produits vu que il n’y a souvent qu’une seule référence proposée. Le cœur serré, je l’ai regardé partir, ne remarquant même pas que la toile de son caddie imitait parfaitement les carreaux de ma chemise.
Un jour, j’avouerai au Grand Bonhomme que si je lui ai offert une PS2 pour ses 6 ans, ce n’est pas pour qu’il puisse jouer à “Formula One 2003” ou à “Jackie Chan Aventures”, mais pour que moi je puisse chanter “Careless Whisper” une fois qu’il est couché. Though It’s Easy To Pretend / I Know You’re Not A Fool. Georgios Kyriákos Panayótou, I love you too.
Brigade de délation nocturne : le radio réveil faisant foi, il était 02h39 du matin lorsque le voisin a baissé son store (alors que le règlement de copropriété spécifie que ce type d’agissement ne doit pas avoir lieu passé 22 heures). Mais qu’est-ce qu’il faisait encore debout à cette heure-là ? Et moi, pourquoi étais-je encore éveillé ?
Other Lives : Black Tables (via Captain Obvious).
Remettez m’en encore une comme ça et j’achète l’album les yeux fermés.
Les 40 ans des autres m’intéressent. Je n’en rate pas une miette de crumble. Hier soir, un bar-restaurant dans le 13ème arrondissement, en partie privatisé pour célébrer l’évènement. Des convives, mais pas trop. Des debouts et des assis, des qui-ne-font-que-passer et des qui-étaient-là-dès-le-début-et-qui-feront-la-fermeture. Une playlist qui tourne dans le fond, réservant à l’oreille attentive quelques vrais morceaux de plaisirs coupables (je jure avoir entendu “How Was It For You” de James). Des bougies, une chanson, des gâteaux faits maison et la fête reprend son cours. J’ai beaucoup aimé ces 40 ans-là. Mais j’ai encore 11 mois pour décider comment je fêterai les miens. Ou pas.
C’est une fille qui vous avoue droit dans les yeux que ses deux buts dans la vie, c’est de vider la mer pour voir ce qu’il y a en-dessous et d’épouser Jeffrey Lewis. Si toutes les bloggeuses écrivaient avec autant de passion que Clumsy, peut-être que je me ferai des tâches de rousseur dans la glace de la salle de bain avec un feutre à bout fin avant d’aller travailler le matin.
Depuis que j’ai changé de bureau, je partage les mêmes toilettes que mon patron. Et je me demande ce qui vaut le mieux : que ce soit lui qui me fasse le premier remarquer que j’ai la braguette ouverte, ou le contraire.
- Je ne sais pas, je ne suis jamais là !
- Et quand vous vous arrachez un cheveu, ça vous fait mal ?
- Non, mais il y en a une qui doit hurler en Corée.” —Dolly Parton in Hollywood Stories.
Dans Death Note, tous ceux dont Light Yagami inscrit le nom dans un carnet tombé du ciel meurent subitement. Sur Facebook, c’est exactement le contraire : ceux qui viennent de disparaître se trouvent immédiatement consignés, transformant le réseau social en une sorte de nécrologie participative. On présente ses morts comme on présentait ses vœux. Dis-moi qui tu regrettes et je te dirai qui tu es.
Le meilleur moment de la soirée, ça a quand même été quand, entre deux disques, on a accueilli sur le dancefloor une invitée inattendue : “Spotify a une bonne nouvelle à vous annoncer. Pour seulement 9,99 par mois…”.
J’aurai dû faire comme Dexter : le démembrer méthodiquement et emballer séparemment chaque membre avant d’aller m’en débarrasser. Au lieu de ça, je l’ai péniblement trimballé derrière moi jusqu’à sa dernière demeure, changeant de bras toutes les deux minutes, le tenant avec un gant de cuisine pour éviter que ses épines ne s’enfoncent dans ma chair. J’ai ensuite dû aller nettoyer la cage d’escalier et le hall de l’immeuble pour faire disparaître les traces de mon forfait, craignant à tout moment d’être pris en flagrant délit par un voisin. C’est bien la dernière fois que je m’y prends aussi mal : l’année prochaine, mon beau sapin, même le père Noël aura du mal à l’identifier une fois qu’il sera passé sous la lame du sécateur.
Je n’aime pas le moment où il ne reste plus que des chocolats au café au fond de la boîte offerte à Noël.