i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

Le résultat fut si probant que la loi institua un examen mental annuel obligatoire pour tout le monde. A la suite de cet examen, chaque printemps, un grand nombre de citoyens passaient au Dépiqueur. Les simples énervés, anxieux, tiqueurs, grimaciers, bègues, timides, ceux qui rougissent d’un rien et ceux qui dorment debout, les sans-mémoire, les parleurs nocturnes, les distraits, les avaleurs de vent, les grince-dents, les trembleurs, les vantards, les parle-toujours, les taciturnes, les bouche-bée, les excités, les mous, les coléreux, les contrits, bref, les petits dérangés recevaient seulement une petite secousse qui les repoussait dans le droit chemin de l’homme moyen dont ils tendaient à s’écarter. René Barjavel in Ravage (Folio).

Il n’en était pas question (3)

Il n’était pas question que je cesse de regarder la télévision.

Il n’était pas question de rentrer sans puer la clope.

Il n’était pas question qu’il n’y ait rien après.

Il n’était pas question que Phil Collins jette l’éponge.

Il n’était pas question que Scarlett Johansson éclipse Thora Birch.

Il n’était pas question que je puisse taper sans regarder mes doigts.

Il n’était pas question que je fredonne “Get Lucky”.

Il n’était pas question que je porte des nu-pieds.

Il n’était pas question de cuisiner des cucurbitacées.

Il n’était pas question que les restaurants japonais soient tenus par des Chinois.

Il n’était pas question que le bonnet de bain soit obligatoire.

Il n’était pas question de la fin de la conscription.

Il n’était pas question d’un Indiana Jones IV.

Il n’était pas question de s’appeler Balthazar, Ange ou Apolline.

Il n’était pas question que j’achète un appartement.

Je l’ai reçu hier et j’espère que je l’aimerais autant que son voisin de droite.

Je l’ai reçu hier et j’espère que je l’aimerais autant que son voisin de droite.

Il y a quelques mois, je me suis séparé d’un lot de bandes dessinées qui m’encombraient. A ma grande surprise, elles ont toutes trouvées preneur et je me suis trouvé en contact avec une série d’acheteurs qui habitaient aussi bien la banlieue parisienne que l’Autriche. Chacun avec son mode de paiement, son mode d’expédition et sa façon de communiquer : de la cordialité à la froideur la plus administrative. J’ai caressé un moment un projet un peu fou : me servir de l’argent récolté pour aller remettre en main propre l’objet désiré et profiter de l’occasion pour interviewer le nouveau propriétaire d’un de mes albums.
Miranda July est allé plus loin que moi : alors qu’elle calait sur l’écriture de The Future, elle est allé rencontrer des particuliers mettant en vente des objets via un journal d’annonces de Los Angeles, Pennysaver. Et, sous prétexte d’acheter un blouson en cuir, une grande valise ou des têtards de grenouilles-taureaux, elle s’est immiscée le temps d’une rencontre dans le quotidien d’anonymes, accompagnée d’une photographe. Le résultat, qui tient autant du journal intime que du reportage naturaliste, me fait regretter de ne pas avoir été plus entreprenant.

Il y a quelques mois, je me suis séparé d’un lot de bandes dessinées qui m’encombraient. A ma grande surprise, elles ont toutes trouvées preneur et je me suis trouvé en contact avec une série d’acheteurs qui habitaient aussi bien la banlieue parisienne que l’Autriche. Chacun avec son mode de paiement, son mode d’expédition et sa façon de communiquer : de la cordialité à la froideur la plus administrative. J’ai caressé un moment un projet un peu fou : me servir de l’argent récolté pour aller remettre en main propre l’objet désiré et profiter de l’occasion pour interviewer le nouveau propriétaire d’un de mes albums.

Miranda July est allé plus loin que moi : alors qu’elle calait sur l’écriture de The Future, elle est allé rencontrer des particuliers mettant en vente des objets via un journal d’annonces de Los Angeles, Pennysaver. Et, sous prétexte d’acheter un blouson en cuir, une grande valise ou des têtards de grenouilles-taureaux, elle s’est immiscée le temps d’une rencontre dans le quotidien d’anonymes, accompagnée d’une photographe. Le résultat, qui tient autant du journal intime que du reportage naturaliste, me fait regretter de ne pas avoir été plus entreprenant.

Il n’en était pas question (2)

Il n’était pas question de prendre le train pour Londres.

Il n’était pas question qu’il n’y ait plus de gomme au bout du crayon.

Il n’était pas question que j’oublie 7 ans d’allemand.

Il n’était pas question que je ne connaisse pas par cœur le code en bas de chez moi.

Il n’était pas question que André quitte Herman Düne.

Il n’était pas question que Bill Murray soit cool.

Il n’était pas question de ne pas avoir de Swatch.

Il n’était pas question que Karen Cheryl devienne Isabelle Morizet.

Il n’était pas question que je dorme sans pyjama.

Il n’était pas question d’updater.

Il n’était pas question que j’écoute Alice Coltrane.

Il n’était pas question de prendre une photo avec un téléphone.

Il n’était pas question que j’arrête de lire Les Inrockuptibles.

Il n’était pas question que les billets soient remplacés par des contremarques.

Il n’était pas question de Haruki Murakami.

Il n’en était pas question

Il n’était pas question que je déballe dimanche rue de la Folie Méricourt.

Il n’était pas question que je prenne du chou à midi étant donné que j’allais péter toute l’après-midi ensuite.

Il n’était pas question que j’achète de la musique classique et encore moins un coffret.

Il n’était pas question que je porte autre chose que des Burlington.

Il n’était pas question que je commence à lire passé 40 ans.

Il n’était pas question que je conserve le même radio-réveil pendant plus de 25 ans.

Il n’était pas question que je consulte les tests comparatifs de clés USB Wifi.

Il n’était pas question qu’on m’enlève les petites roues (ou alors le plus tard possible).

Il n’était pas question que je boycotte la piscine Bertrand Dauvin.

Il n’était pas question que j’échange des banalités.

Il n’était pas question que je me laisse avoir par ces appels de fonds contenant des étiquettes autocollantes avec mon adresse imprimée dessus.

Il n’était pas question que l’ordinateur remplace à la fois ma chaine hifi, ma télévision, ma boîte aux lettres, mes cahiers, mes magazines de rock, mes magazines de cul.

Il n’était pas question que je mette à la poubelle des cassettes que j’avais mis des heures à enregistrer.

il n’était pas question que je perde l’usage de mon écriture en minuscules.

Il n’était pas question qu’on se mette à me vouvoyer.

Si vous êtes un fidèle d’Aquarium Drunkard, le nom de Zach Cowie vous est forcément familier : ce Californien d’adoption réalise, sous le nom de Turquoise Wisdom, des mixtapes où passion et érudition font bon ménage. Eilon Paz est allé immortaliser dans sa mansarde ce grand malade qui s’est fait tatouer sur l’avant-bras la pochette du disque embarqué à bord des deux sondes spatiales Voyager en 1977.

Si vous êtes un fidèle d’Aquarium Drunkard, le nom de Zach Cowie vous est forcément familier : ce Californien d’adoption réalise, sous le nom de Turquoise Wisdom, des mixtapes où passion et érudition font bon ménage. Eilon Paz est allé immortaliser dans sa mansarde ce grand malade qui s’est fait tatouer sur l’avant-bras la pochette du disque embarqué à bord des deux sondes spatiales Voyager en 1977.

Richard avait une structure mentale assez particulière. Il ne réfléchissait que trois heures par an. Le reste du temps, il avait l’activité cérébrale d’un caillou. Je ne sais pas si c’était à mettre sur le compte du coup de bol, mais j’étais tombé en plein dans le bon créneau. Un peu comme si en me baladant dans les Alpes suisses, au détour d’un rocher, j’avais vu fleurir un Edelweiss. Arnaud Le Guilcher in Pas mieux (Stéphane Million Editeur).

L.A. Boobs : You Will Never Know

Hier soir à Montreuil, les L.A. Boobs ont interprété cette chanson de Stanley Brinks que je ne connaissais pas, et pour cause : You Will Never Know est extraite de “Hovers”, un disque sorti il y a tout juste deux mois.