i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

Il y a l’affiche rouge qui est rentrée dans l’Histoire. Et il y a l’autre : celle du premier concert de Dominique A. au Théâtre de la Ville, le 20 mars 1995. Il faut dire qu’elle était particulièrement austère. A l’heure où le chanteur, lui, n’avait jamais été aussi lumineux, le contraste était saisissant. Dans la grande tradition institutionnelle, elle était revêtue d’accroches saisissantes : “Extrême et différent”, “Sa manière de chanter, entre le vacillement et l’écorchure”, “Juste l’âme, débarrassée de ses contours commerciaux”, “La carrière de Dominique A. ressemble encore une aventure”.
Je n’avais jamais eu l’occasion de revenir au Théâtre de la Ville depuis. C’était sans doute le cas de pas mal d’entre nous. A côté de moi était assis Pierre Bondu qui a longtemps interprété le solo de guitare pendant “Le Gros Boris”. Hier soir, Dominique A. rejouait l’intégralité de La Fossette et donnait la primeur de son nouvel album. L’affiche était visuellement plus avenante, mais aucun des commentaires inscrits sur la précédente n’était déplacé. Dix-sept ans plus tard, la carrière de Dominique A. ressemble toujours à une aventure. Juste avant le rappel, il a terminé par : “Me voilà traversé par les lueurs”. Et un supplément de grâce absolument unique.
(Illustration : Olivier Balez)

Il y a l’affiche rouge qui est rentrée dans l’Histoire. Et il y a l’autre : celle du premier concert de Dominique A. au Théâtre de la Ville, le 20 mars 1995. Il faut dire qu’elle était particulièrement austère. A l’heure où le chanteur, lui, n’avait jamais été aussi lumineux, le contraste était saisissant. Dans la grande tradition institutionnelle, elle était revêtue d’accroches saisissantes : “Extrême et différent”, “Sa manière de chanter, entre le vacillement et l’écorchure”, “Juste l’âme, débarrassée de ses contours commerciaux”, “La carrière de Dominique A. ressemble encore une aventure”.

Je n’avais jamais eu l’occasion de revenir au Théâtre de la Ville depuis. C’était sans doute le cas de pas mal d’entre nous. A côté de moi était assis Pierre Bondu qui a longtemps interprété le solo de guitare pendant “Le Gros Boris”. Hier soir, Dominique A. rejouait l’intégralité de La Fossette et donnait la primeur de son nouvel album. L’affiche était visuellement plus avenante, mais aucun des commentaires inscrits sur la précédente n’était déplacé. Dix-sept ans plus tard, la carrière de Dominique A. ressemble toujours à une aventure. Juste avant le rappel, il a terminé par : “Me voilà traversé par les lueurs”. Et un supplément de grâce absolument unique.

(Illustration : Olivier Balez)