J’aurai bon dos de me faire passer pour un springsteenien dans l’âme vu qu’il m’a fallu 10 ans pour remonter le chemin tortueux qui va de Born In The Usa à Nebraska. Mais je me souviens que mon exemplaire vinyle comprenait non seulement les paroles du disque mais également leur traduction. Qui avait adapté le Boss en français ? Je ne l’ai jamais su. Et je ne le saurai vraisemblablement jamais vu que cet effort pédagogique n’a pas été repris dans les éditions ultérieures de Nebraska. J’ai toujours trouvé paradoxal, à l’heure où tous les prétextes sont bons pour rééditer, qu’aucune initiative n’ait jamais été lancée dans cette direction alors qu’elle semble particulièrement pertinente en ce qui concerne le répertoire d’artistes estampillés “songwriters”. En plus, à mon souvenir, les paroles étaient aussi traduites en allemand. Et chanter le Boss avec l’accent de Klaus Nomi, ça me manque quand même.