i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

Mon corps change. Mon corps n’est plus réceptif aux mêmes stimuli qu’avant. Pendant près de 20 ans, je n’ai porté que des t-shirts de rock. Des noirs, des rouges, des bleus, des jaunes et même un rose (Herman Düne cuvée « Not On Top », sublime). Des M et des S. La majorité achetés au concert, certains donnés, d’autres chinés. Des sublimes et des très laids. En grande majorité, des bêtes t-shirts avec un logo imprimé au niveau de la poitrine. Je ne me suis jamais résolu à me séparer des plus vieux alors je les conserve telles des reliques de mon adolescence : c’est tout juste si je ne les range pas dans du papier de soie. J’ai par contre fait le ménage parmi ceux qui étaient aux couleurs des groupes que j’avais cessé d’écouter. Si je ne peux plus te supporter, ce n’est même plus la peine que je te porte. Même si, depuis que j’ai vu Jennifer Anniston avec un t-shirt du MC5, j’ai bien conscience que l’époque est à la confusion des genres.
Je ne sais pas si c’est lié à Jennifer ou si c’est un effet secondaire de la quarantaine mais depuis le début de l’été, je n’arrive plus à porter de t-shirts de rock. Même la flanquée de t-shirts commandés sur Threadless est reléguée en bas de la pile. Mon choix se porte prioritairement vers des modèles rayés, voire même des modèles unis. Je me casualise ? J’espère que non (lecteur, si un jour tu me croises chez C&A, achève-moi sur place s’il te plaît). Disons que je ressens moins le besoin de me transformer en homme-sandwich pour le compte de mes groupes favoris. J’ai l’impression de me retrouver il y a 20 ans, quand j’ai décroché mes posters de ma chambre d’adolescent pour les ranger dans un tube dont ils ne sont jamais ressortis. Je recule un peu le terme avant d’enterrer à leur tour mes t-shirts. Je pourrai aussi bien les donner ou les vendre (je pense que certaines pièces affoleraient la clientèle de Kiliwatch), mais je n’ai pas envie de m’en séparer. Le t-shirt de rock, c’est un peu le dernier doudou. Même dans un état épouvantable, il échappera toujours à la poubelle.
Par contre j’ai racheté trois paires d’imitations Converse et ma première paire de fausses Vans. Je les ai prises en jaune canari (Comme la pochette du premier album de Beat Happening ? Oui, comme la pochette du premier album de Beat Happening). Mon corps change mais mes pieds n’ont pas bougé d’une pointure, merci.

Mon corps change. Mon corps n’est plus réceptif aux mêmes stimuli qu’avant. Pendant près de 20 ans, je n’ai porté que des t-shirts de rock. Des noirs, des rouges, des bleus, des jaunes et même un rose (Herman Düne cuvée « Not On Top », sublime). Des M et des S. La majorité achetés au concert, certains donnés, d’autres chinés. Des sublimes et des très laids. En grande majorité, des bêtes t-shirts avec un logo imprimé au niveau de la poitrine. Je ne me suis jamais résolu à me séparer des plus vieux alors je les conserve telles des reliques de mon adolescence : c’est tout juste si je ne les range pas dans du papier de soie. J’ai par contre fait le ménage parmi ceux qui étaient aux couleurs des groupes que j’avais cessé d’écouter. Si je ne peux plus te supporter, ce n’est même plus la peine que je te porte. Même si, depuis que j’ai vu Jennifer Anniston avec un t-shirt du MC5, j’ai bien conscience que l’époque est à la confusion des genres.

Je ne sais pas si c’est lié à Jennifer ou si c’est un effet secondaire de la quarantaine mais depuis le début de l’été, je n’arrive plus à porter de t-shirts de rock. Même la flanquée de t-shirts commandés sur Threadless est reléguée en bas de la pile. Mon choix se porte prioritairement vers des modèles rayés, voire même des modèles unis. Je me casualise ? J’espère que non (lecteur, si un jour tu me croises chez C&A, achève-moi sur place s’il te plaît). Disons que je ressens moins le besoin de me transformer en homme-sandwich pour le compte de mes groupes favoris. J’ai l’impression de me retrouver il y a 20 ans, quand j’ai décroché mes posters de ma chambre d’adolescent pour les ranger dans un tube dont ils ne sont jamais ressortis. Je recule un peu le terme avant d’enterrer à leur tour mes t-shirts. Je pourrai aussi bien les donner ou les vendre (je pense que certaines pièces affoleraient la clientèle de Kiliwatch), mais je n’ai pas envie de m’en séparer. Le t-shirt de rock, c’est un peu le dernier doudou. Même dans un état épouvantable, il échappera toujours à la poubelle.

Par contre j’ai racheté trois paires d’imitations Converse et ma première paire de fausses Vans. Je les ai prises en jaune canari (Comme la pochette du premier album de Beat Happening ? Oui, comme la pochette du premier album de Beat Happening). Mon corps change mais mes pieds n’ont pas bougé d’une pointure, merci.