i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

I was sixteen, I put some american dollars in an envelope and sent it over the sea. Two weeks later it arrived, I didn’t know music could sound that close. I followed his every move for years, bought every little strange seven inch and ‘tour only’ CD. I’m sitting here now with those records spread out across the floor. I never grew tired of Jason’s songs because they don’t belong to a time but rather a place. I don’t think I’ve ever heard music be so geographical. It’s not a place I’ve ever seen on a map, it’s a hut in a dark rainforest, a savannah in the sunset, a freeway with no traffic signs. A place no satellites has ever laid their eyes on but your GPS tells you, ‘you have reached your destination’.

Jens Lekman remembering Jason Molina, the songwriter behind Songs: Ohia and Magnolia Electric Co., days after he passed away.
(via eurekajunkyard)

Oh Jens, j’ai envie de te serrer dans mes bras comme un vieil ami.

(via pitchfork)

Dans les bureaux de la NPR, Jens Lekman chante qu’il veut une paire de bottes de cowboy. Au concert de Gillian Welch, je n’ai eu d’yeux que pour elles. Est-elle pieds nus à l’intérieur ou porte t-elle des chaussettes ? Les mets-elle toute la journée ou les enfile t-elle juste au moment de monter sur scène ? Quelle pointure fait-elle exactement ? Est-il plus difficile de marcher avec elles qu’avec des talons hauts ? Ces bottes sont faites pour impressionner les nigauds du premier rang et j’étais assez fier d’en faire partie.

Dans les bureaux de la NPR, Jens Lekman chante qu’il veut une paire de bottes de cowboy. Au concert de Gillian Welch, je n’ai eu d’yeux que pour elles. Est-elle pieds nus à l’intérieur ou porte t-elle des chaussettes ? Les mets-elle toute la journée ou les enfile t-elle juste au moment de monter sur scène ? Quelle pointure fait-elle exactement ? Est-il plus difficile de marcher avec elles qu’avec des talons hauts ? Ces bottes sont faites pour impressionner les nigauds du premier rang et j’étais assez fier d’en faire partie.

Ruminations : jour 2

Quand j’ai tenu un journal de régime il y a quelques années (l‘indispensable “Plus jamais malade à plein régime“), une des conclusions à laquelle j’étais parvenu était que je buvais plus par convention sociale que par goût pour l’alcool. En effet, il ne m’était jamais arrivé de boire seul. Le fait d’arrêter brutalement n’a pas été un problème puisque, dans l’absolu, je ne levais le coude que pour faire comme les autres.

En réfléchissant un peu, j’ai bien peur que je m’intéresse à certains disques pour les mêmes raisons : par instinct grégaire. Cet été, j’ai par exemple essayé de me réconcilier avec (attention : je balance du lourd) Arcade Fire, Fleet Foxes, The National, Animal Collective et The Walkmen. Je ne remets absolument pas en question la qualité des enregistrements de ces groupes, tout comme je ne doute pas une seconde de la sincérité des amis qui me les ont conseillés : je remarque juste qu’il ne me vient jamais à l’idée de les réécouter. Je ne les renie pas pour autant et je continue à apprécier ponctuellement certains morceaux. Mais, si je compare à l’intensité de la relation que j’ai pu nouer avec Chad Vangaalen, Cass McCombs, Twin Shadow, Jens Lekman ou Spoon (pour ne citer qu’eux), ce n’est pas à leur avantage. A quarante ans passés, alors que j’ai réussi à m’abstraire de l’influence de la presse écrite, je continue cependant à acheter des disques par mimétisme. Peut-être par curiosité aussi, mais ça, c’est vous qui l’avez dit.