i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

En dix ans j’aurais écrit tellement plus que les quarante années qui ont précédées. Ce qui n’est pas non plus un exploit vu que je n’écrivais pas. Avant.
En dix ans j’ai pris l’habitude d’écouter les disques avant qu’ils ne sortent, au début envouté par la sensation illusoire de prendre le monde de vitesse, et, au bout d’un moment, lassé par cette inflation perpétuelle, je me suis dit que ça ne menait à rien. J’ai aussi fini par me lasser de ce flot de nouveaux disques incessant. Leurs qualités trop souvent inversement proportionnelles à leur quantité.
En dix ans le monde s’est terriblement accéléré et je ne suis pas certain qu’il sera capable de ralentir. Il est parfois compliqué de freiner lorsque l’on a pris trop d’élan. Les lois de la physique et de l’attraction restent immuables.
KMS, une des plumes les plus singulières de la blogosphère musicale, fête ses 10 ans sur la toile. Bon anniversaire KMS.

Au catalogue du label Vivonzeureux ! Records est proche de celui de Light In The Attic ou de Rev-Ola : on y trouve des enregistrements jamais compilés (des raretés de Grandaddy ou de Family Fodder, une anthologie Mark Beer…) et des exclusivités : l’hommage à Rainer Ptacek enregistré par Jonathan Richman et The Band of Blacky Ranchette, un 45 tours de Patrick Comelade inspiré de danses folkloriques, des reprises de Kraftwerk par un orchestre composé d’automates, sauf que… ces disques n’ont jamais existé que dans la tête de Pol Dodu, fan invétéré et collectionneur impénitent. Depuis plus de 10 ans, il est à la tête d’un label virtuel dont il élabore chaque sortie avec soin : tracklisting, pochette, notes explicatives.
Après avoir compilé ses trésors de chine (Mes disques improbables) et ses souvenirs de Felt (Felt : la ballade du fan), Pol Dodu publie un troisième recueil de chroniques parues sur son blog, complété d’anecdotes relatives à chaque imposture : on y apprend par exemple que Pol Dodu a bien diné à la même table que Jonathan Richman et Howe Gelb et que les automates, grâce à la médiation de l’auteur, ont fait partie d’une exposition en Allemagne. Mes disques Virtuels est presque un livre virtuel : il n’existe pas en librairie, mais il est fabriqué à la demande par TheBookEdition, l’éditeur en ligne grâce auquel KMS a également publié ses Chroniques des temps perdus. Une vraie bible pour ceux qui, comme votre serviteur, n’ont déjà pas le temps d’écouter les disques qui existent vraiment.

Au catalogue du label Vivonzeureux ! Records est proche de celui de Light In The Attic ou de Rev-Ola : on y trouve des enregistrements jamais compilés (des raretés de Grandaddy ou de Family Fodder, une anthologie Mark Beer…) et des exclusivités : l’hommage à Rainer Ptacek enregistré par Jonathan Richman et The Band of Blacky Ranchette, un 45 tours de Patrick Comelade inspiré de danses folkloriques, des reprises de Kraftwerk par un orchestre composé d’automates, sauf que… ces disques n’ont jamais existé que dans la tête de Pol Dodu, fan invétéré et collectionneur impénitent. Depuis plus de 10 ans, il est à la tête d’un label virtuel dont il élabore chaque sortie avec soin : tracklisting, pochette, notes explicatives.

Après avoir compilé ses trésors de chine (Mes disques improbables) et ses souvenirs de Felt (Felt : la ballade du fan), Pol Dodu publie un troisième recueil de chroniques parues sur son blog, complété d’anecdotes relatives à chaque imposture : on y apprend par exemple que Pol Dodu a bien diné à la même table que Jonathan Richman et Howe Gelb et que les automates, grâce à la médiation de l’auteur, ont fait partie d’une exposition en Allemagne. Mes disques Virtuels est presque un livre virtuel : il n’existe pas en librairie, mais il est fabriqué à la demande par TheBookEdition, l’éditeur en ligne grâce auquel KMS a également publié ses Chroniques des temps perdus. Une vraie bible pour ceux qui, comme votre serviteur, n’ont déjà pas le temps d’écouter les disques qui existent vraiment.

KillMeSarah est un des secrets les mieux gardés de la blogosphère française. Alors  qu’il n’avait jamais écrit pour la presse, l’apparition des blogs a joué   chez lui le rôle d’un révélateur puisque, après avoir contribué aux tout  débuts de la Blogothèque, il n’a cessé de publier, à un  rythme soutenu, des écrits thématisées : Écoute s’il pleut (827 entrées, excusez du peu), Never-Ending Jukebox, Les samedis musicaux, Je me souviens, Music of My Mind, Des fesses des seins des clopes et des guitares… Aucun éditeur n’ayant jugé bon de se pencher sur son cas, KMS publie un premier recueil de textes en impression à la demande : Chroniques des temps perdus & bande-son pour orgasme. Il aurait aussi pu le baptiser ReadMeSarah.

KillMeSarah est un des secrets les mieux gardés de la blogosphère française. Alors qu’il n’avait jamais écrit pour la presse, l’apparition des blogs a joué chez lui le rôle d’un révélateur puisque, après avoir contribué aux tout débuts de la Blogothèque, il n’a cessé de publier, à un rythme soutenu, des écrits thématisées : Écoute s’il pleut (827 entrées, excusez du peu), Never-Ending Jukebox, Les samedis musicaux, Je me souviens, Music of My Mind, Des fesses des seins des clopes et des guitares… Aucun éditeur n’ayant jugé bon de se pencher sur son cas, KMS publie un premier recueil de textes en impression à la demande : Chroniques des temps perdus & bande-son pour orgasme. Il aurait aussi pu le baptiser ReadMeSarah.