i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

Alors que je me suis replié depuis quelques années sur ce format, aucun des trois disques que j’ai le plus écoutés cette année n’est paru en CD. Coïncidence ? Signe des temps ? Je n’ai pas trop cherché à savoir. C’est Starsky qui m’a aiguillé sur l’album de The Memories, dont la principale originalité est de durer 19 minutes, ce qui, avec 12 titres au compteur, annihile la possibilité d’ennui. Je l’ai souvent remis immédiatement après l’avoir écouté vu que je n’avais pas eu le temps de m’en lasser. Non seulement le groupe a retenu la recette des meilleurs albums de Guided By Voices, mais il éclipse les récentes parutions en provenance de Dayton, Ohio. J’ai découvert Lace Curtains au détour d’une mixtape de Gorilla Vs. Bear et j’ai mis un moment avant de remonter le filon : pas de site officiel, juste un tumblr composé de vidéos improbables de 30 secondes. Est-ce la rareté qui crée la valeur ? Parce qu’il n’est pas disponible sur les plateformes de stream, et parce qu’il n’existe autrement qu’en vinyle, j’ai fini par acheter “The Garden Of Joy And The Well Of Loneliness” sur iTunes et depuis il ne s’est pas passé un seul jour où je l’ai regretté. Peut-être que demain il sortira sur un vrai label et que je m’en désintéresserai complètement : mais en attendant, je profite de son caractère un peu exclusif. C’est tellement mieux quand on n’est pas nombreux. Ce qui n’est absolument pas le cas concernant Nicolas Jaar vu que la cote du jeune homme ne cesse de monter. A la demande générale, il a mis en ligne gratuitement sur Soundcloud le mix qu’il a réalisé au début de l’année pour la BBC afin qu’il puisse être écouté sans les interventions régulières de Pete Tong. La manière dont Nicolas Jaar a avalé en quelques années plusieurs décennies de musique est mirobolante puisqu’il cite avec la même spontanéité The Electric Prunes, Keith Jarrett et Aphex Twin. Ou encore Igor Wakhevitch, Anour Brahem ou Riccardo Villalobos. J’éprouve encore plus de plaisir à écouter le DJ que l’artiste : avec dix ans d’écart, son travail de défricheur me rappelle celui de Kieran Hebden (Four Tet), un des premiers à avoir dynamité les frontières entre les genres.

Alors que je me suis replié depuis quelques années sur ce format, aucun des trois disques que j’ai le plus écoutés cette année n’est paru en CD. Coïncidence ? Signe des temps ? Je n’ai pas trop cherché à savoir. C’est Starsky qui m’a aiguillé sur l’album de The Memories, dont la principale originalité est de durer 19 minutes, ce qui, avec 12 titres au compteur, annihile la possibilité d’ennui. Je l’ai souvent remis immédiatement après l’avoir écouté vu que je n’avais pas eu le temps de m’en lasser. Non seulement le groupe a retenu la recette des meilleurs albums de Guided By Voices, mais il éclipse les récentes parutions en provenance de Dayton, Ohio. J’ai découvert Lace Curtains au détour d’une mixtape de Gorilla Vs. Bear et j’ai mis un moment avant de remonter le filon : pas de site officiel, juste un tumblr composé de vidéos improbables de 30 secondes. Est-ce la rareté qui crée la valeur ? Parce qu’il n’est pas disponible sur les plateformes de stream, et parce qu’il n’existe autrement qu’en vinyle, j’ai fini par acheter “The Garden Of Joy And The Well Of Loneliness” sur iTunes et depuis il ne s’est pas passé un seul jour où je l’ai regretté. Peut-être que demain il sortira sur un vrai label et que je m’en désintéresserai complètement : mais en attendant, je profite de son caractère un peu exclusif. C’est tellement mieux quand on n’est pas nombreux. Ce qui n’est absolument pas le cas concernant Nicolas Jaar vu que la cote du jeune homme ne cesse de monter. A la demande générale, il a mis en ligne gratuitement sur Soundcloud le mix qu’il a réalisé au début de l’année pour la BBC afin qu’il puisse être écouté sans les interventions régulières de Pete Tong. La manière dont Nicolas Jaar a avalé en quelques années plusieurs décennies de musique est mirobolante puisqu’il cite avec la même spontanéité The Electric Prunes, Keith Jarrett et Aphex Twin. Ou encore Igor Wakhevitch, Anour Brahem ou Riccardo Villalobos. J’éprouve encore plus de plaisir à écouter le DJ que l’artiste : avec dix ans d’écart, son travail de défricheur me rappelle celui de Kieran Hebden (Four Tet), un des premiers à avoir dynamité les frontières entre les genres.

The Memories : Higher

Le seul, l’unique tube de l’été.