i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

Le passage aux escaliers est certainement l’album de Vincent Vanoli qui me touche le plus parce que c’est une géographie intime en deux parties. Il y a celle consacrée aux rues de Longwy, la ville dans laquelle il a grandi et où les souvenirs sont disséminés aux quatre vents : la bibliothèque où il a découvert Baudoin et Jack London, le monument aux morts de la guerre d’Algérie où figure un membre de la famille qui s’était engagé suite à une rupture sentimentale, la maison où habitait une très vieille sœur de sa mère dont le mari avait un verger. Et il y a celle où l’auteur met en scène des musiciens : Vic Godard devenu facteur faute d’avoir connu le succès, Johnny Cash au bord du suicide, Syd Barrett prostré, auquel personne n’ose annoncer qu’il ne fait plus partie du groupe. Je hisse Le passage aux escaliers au même niveau que Ma vie mal dessinée de Gipi : parce que c’est en dépassant l’exercice autobiographique qu’ils sont tous les deux parvenus à l’essentiel.

Le passage aux escaliers est certainement l’album de Vincent Vanoli qui me touche le plus parce que c’est une géographie intime en deux parties. Il y a celle consacrée aux rues de Longwy, la ville dans laquelle il a grandi et où les souvenirs sont disséminés aux quatre vents : la bibliothèque où il a découvert Baudoin et Jack London, le monument aux morts de la guerre d’Algérie où figure un membre de la famille qui s’était engagé suite à une rupture sentimentale, la maison où habitait une très vieille sœur de sa mère dont le mari avait un verger. Et il y a celle où l’auteur met en scène des musiciens : Vic Godard devenu facteur faute d’avoir connu le succès, Johnny Cash au bord du suicide, Syd Barrett prostré, auquel personne n’ose annoncer qu’il ne fait plus partie du groupe. Je hisse Le passage aux escaliers au même niveau que Ma vie mal dessinée de Gipi : parce que c’est en dépassant l’exercice autobiographique qu’ils sont tous les deux parvenus à l’essentiel.