L’Oeil de la nuit, le nouvel album de Vincent Vanoli paru à L’Association, est aussi flippant qu’un tableau de Arnold Böcklin.
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L’Oeil de la nuit, le nouvel album de Vincent Vanoli paru à L’Association, est aussi flippant qu’un tableau de Arnold Böcklin.
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Rappel : devant l’émeute prévisible, mon camarade Prosperi Buri a préféré renoncer, mais Vincent Vanoli et moi-même tenons le pari de dédicacer nos ouvrages à l’Atelier d’à côté, 3, rue Constant Berthaut dans le 20ème, ce soir à partir de 19h00. Si vous n’avez pas encore acquis Songs to Learn and Sing ou Le passage aux escaliers, c’est l’occasion de rencontrer un des auteurs les plus discrets de L’Association.
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Vendredi prochain 27 avril, je participerai à partir de 19h00 à la librairie L’Atelier d’à côté à une rencontre-dédicace à laquelle sont également conviés Prosperi Buri et Vincent Vanoli. Le premier, vous ne l’avez pas oublié, a brillamment illustré mon excellent ouvrage 39 ans 1/2 pour tous. Le second a entre autres publié Songs To Learn And Sing, carnet de chansons dans lequel Smog, The Undertones ou Thin Lizzy ont pris la relève de Baden Powell.
La librairie se situe au 3, rue Constant Berthaut dans le 20ème. Le métro le plus proche est Jourdain, sur la ligne 11.
Le passage aux escaliers est certainement l’album de Vincent Vanoli qui me touche le plus parce que c’est une géographie intime en deux parties. Il y a celle consacrée aux rues de Longwy, la ville dans laquelle il a grandi et où les souvenirs sont disséminés aux quatre vents : la bibliothèque où il a découvert Baudoin et Jack London, le monument aux morts de la guerre d’Algérie où figure un membre de la famille qui s’était engagé suite à une rupture sentimentale, la maison où habitait une très vieille sœur de sa mère dont le mari avait un verger. Et il y a celle où l’auteur met en scène des musiciens : Vic Godard devenu facteur faute d’avoir connu le succès, Johnny Cash au bord du suicide, Syd Barrett prostré, auquel personne n’ose annoncer qu’il ne fait plus partie du groupe. Je hisse Le passage aux escaliers au même niveau que Ma vie mal dessinée de Gipi : parce que c’est en dépassant l’exercice autobiographique qu’ils sont tous les deux parvenus à l’essentiel.
Il y a une dizaine d’années, j’ai proposé à Vincent Vanoli d’illustrer une nouvelle de David Berman que j’avais traduite tant bien que mal pour le magazine Jade. Vincent m’a rendu la politesse en me demandant, ainsi qu’à quelques compères parmi lesquels on retrouve le légendaire Everett True, d’écrire quelques lignes autour de chansons qu’il a illustrées et qu’il a piochées parmi une discothèque bien fournie. Le résultat s’appelle Songs To Learn And Sing (les fans d’Echo & The Bunnymen apprécieront) et sort le 15 novembre aux éditions Mediapop.