i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

J’aimerai bien avoir un chien. Et j’aimerai bien être directeur de collection dans une maison de bandes dessinées. Sans avoir l’étoffe d’un scénariste, je pense que je suis un bon lecteur : je sais voir quand un scénario s’essouffle, quand une digression dure trop longtemps ou quand l’auteur fait fausse route. Je me faisais la réflexion en lisant le dernier album de Pierre Wazem. J’aime tellement Wazem que j’ai acheté « Mars Aller-Retour » les yeux fermés, pour la joie de le retrouver dans cette veine autobiographique qui lui va si bien (Je ne saurai trop recommander la lecture de « Promenade(s) » chez Atrabile). Et j’ai été déçu à cause de pages en trop et qui, accessoirement, sont aussi les moins bien dessinées de l’album, comme si même la main n’était pas sûre d’elle. Alors que pourtant, elle sait faire des merveilles : c’est quand le récit devient onirique que « Mars Aller-Retour » prend toute son ampleur, notamment quand l’auteur renoue avec la thématique de la filiation – déjà évoquée dans « Promenade(s) ». J’étais déçu d’être déçu. J’aurai tellement voulu d’un très bon Wazem que j’ai du mal à me contenter d’être juste satisfait. Car autant j’ai plaisir à découvrir à la suite d’un film les scènes coupées au montage, autant j’ai scrupule à maltraiter un livre que je viens d’acheter.

J’aimerai bien avoir un chien. Et j’aimerai bien être directeur de collection dans une maison de bandes dessinées. Sans avoir l’étoffe d’un scénariste, je pense que je suis un bon lecteur : je sais voir quand un scénario s’essouffle, quand une digression dure trop longtemps ou quand l’auteur fait fausse route. Je me faisais la réflexion en lisant le dernier album de Pierre Wazem. J’aime tellement Wazem que j’ai acheté « Mars Aller-Retour » les yeux fermés, pour la joie de le retrouver dans cette veine autobiographique qui lui va si bien (Je ne saurai trop recommander la lecture de « Promenade(s) » chez Atrabile). Et j’ai été déçu à cause de pages en trop et qui, accessoirement, sont aussi les moins bien dessinées de l’album, comme si même la main n’était pas sûre d’elle. Alors que pourtant, elle sait faire des merveilles : c’est quand le récit devient onirique que « Mars Aller-Retour » prend toute son ampleur, notamment quand l’auteur renoue avec la thématique de la filiation – déjà évoquée dans « Promenade(s) ». J’étais déçu d’être déçu. J’aurai tellement voulu d’un très bon Wazem que j’ai du mal à me contenter d’être juste satisfait. Car autant j’ai plaisir à découvrir à la suite d’un film les scènes coupées au montage, autant j’ai scrupule à maltraiter un livre que je viens d’acheter.