i love you, georgia hubley.

fuckyeahphilippedumez

Le passage aux escaliers est certainement l’album de Vincent Vanoli qui me touche le plus parce que c’est une géographie intime en deux parties. Il y a celle consacrée aux rues de Longwy, la ville dans laquelle il a grandi et où les souvenirs sont disséminés aux quatre vents : la bibliothèque où il a découvert Baudoin et Jack London, le monument aux morts de la guerre d’Algérie où figure un membre de la famille qui s’était engagé suite à une rupture sentimentale, la maison où habitait une très vieille sœur de sa mère dont le mari avait un verger. Et il y a celle où l’auteur met en scène des musiciens : Vic Godard devenu facteur faute d’avoir connu le succès, Johnny Cash au bord du suicide, Syd Barrett prostré, auquel personne n’ose annoncer qu’il ne fait plus partie du groupe. Je hisse Le passage aux escaliers au même niveau que Ma vie mal dessinée de Gipi : parce que c’est en dépassant l’exercice autobiographique qu’ils sont tous les deux parvenus à l’essentiel.

Le passage aux escaliers est certainement l’album de Vincent Vanoli qui me touche le plus parce que c’est une géographie intime en deux parties. Il y a celle consacrée aux rues de Longwy, la ville dans laquelle il a grandi et où les souvenirs sont disséminés aux quatre vents : la bibliothèque où il a découvert Baudoin et Jack London, le monument aux morts de la guerre d’Algérie où figure un membre de la famille qui s’était engagé suite à une rupture sentimentale, la maison où habitait une très vieille sœur de sa mère dont le mari avait un verger. Et il y a celle où l’auteur met en scène des musiciens : Vic Godard devenu facteur faute d’avoir connu le succès, Johnny Cash au bord du suicide, Syd Barrett prostré, auquel personne n’ose annoncer qu’il ne fait plus partie du groupe. Je hisse Le passage aux escaliers au même niveau que Ma vie mal dessinée de Gipi : parce que c’est en dépassant l’exercice autobiographique qu’ils sont tous les deux parvenus à l’essentiel.

Le 31 décembre 2011, tous les albums parus en 1961 sont tombés dans le domaine public en Europe. Ce qui signifie qu’il n’est plus nécessaire de demander une autorisation pour les exploiter. Des petits malins ont eu le nez creux et en profitent pour ressortir tout en masse. Comme les 8 premiers albums de Johnny Cash, sous la forme d’un coffret 4 CD vendu moins de 7 euros en nouveauté chez Joseph Gibert. Les CD sont bonussés jusqu’à ras bord mais l’objet est moche : un boitier double CD décoré d’une photo vue et revue de l’homme en noir. A côté des coffrets “Les Triomphes de la country music” et “Les Triomphes du rhythm’n’blues”, réalisés eux aussi à partir d’enregistrements tombés dans le domaine public, c’est quand même un peu court. J’ai hésité un moment avant de le reposer. Johnny Cash vendu au poids, ça m’a fait un peu de peine quand même.

Le 31 décembre 2011, tous les albums parus en 1961 sont tombés dans le domaine public en Europe. Ce qui signifie qu’il n’est plus nécessaire de demander une autorisation pour les exploiter. Des petits malins ont eu le nez creux et en profitent pour ressortir tout en masse. Comme les 8 premiers albums de Johnny Cash, sous la forme d’un coffret 4 CD vendu moins de 7 euros en nouveauté chez Joseph Gibert. Les CD sont bonussés jusqu’à ras bord mais l’objet est moche : un boitier double CD décoré d’une photo vue et revue de l’homme en noir. A côté des coffrets “Les Triomphes de la country music” et “Les Triomphes du rhythm’n’blues”, réalisés eux aussi à partir d’enregistrements tombés dans le domaine public, c’est quand même un peu court. J’ai hésité un moment avant de le reposer. Johnny Cash vendu au poids, ça m’a fait un peu de peine quand même.

(Source : sharksarepussies)