A lot of stuff happens in twenty years, you know ? I keep thinking of things like … like if someone in high school came and saw us now—twenty years in–it’d be like if I went and saw Jefferson Airplane when I was in high school. Which, I guess now would be Jefferson Starship ? Starship ? So yeah, it would be like going to see Starship when I was in high school. So that’s weird. You know, the same band that did “White Rabbit” but twenty years later is doing “We Built This City” or whatever. I hope we aren’t at that stage in our career yet.Alan Sparhawk, au sujet du vingtième anniversaire de Low, dans une interview donnée à Stereogum.
Je télécharge tous les mois les compilations d’une série de blogs : Obscure Sound, Captain Obvious, Hartzine, Stereogum… A raison d’une quinzaine de titres à chaque fois, j’ai déjà une soixantaine de nouveaux titres à découvrir par mois. A chaque fois que je retrouve sur Spotify l’album d’un artiste que j’ai remarqué lors d’une écoute, je le rajoute dans la colonne de gauche. Depuis que j’ai laissé tomber iTunes et que Spotify est devenu mon lecteur par défaut (c‘est à dire il y a six mois), j’ai ainsi ajouté 260 listes de lecture différents, albums et compilations confondus. J’y suis allé sans retenue. Tout ce dont j’entendais parler y passait. Mais évidemment, je suis loin d’avoir tout écouté, ne serait-ce qu’une fois. Et je continue à en rajouter tous les jours.
Pour avoir un regard le plus représentatif possible, c’est toujours vers les compilations que je me tourne en priorité. Jusqu’à ne plus écouter pratiquement que ça. Je suis le premier à déplorer que, depuis l’apparition de l’iPod, les albums se retrouvent réduits à quelques titres dans les listes de lecture infinies, mais je fais la même chose chez moi : je m’en tiens à un échantillon que j’espère représentatif faute de prendre le temps de faire connaissance plus profondément. A côté de combien d’albums suis-je passé en suivant cette logique d’écremage ? Et en même temps, sur le temps économisé, combien de groupes supplémentaires ai-je découvert ? Même si je n’en connais réellement qu’un titre. Ou deux. Parfois, j’ai l’impression d’être un homme politique sur un marché : bonjour monsieur Shabazz Palaces, bonjour madame Grimes, bonjour monsieur Peaking Lights, bonjour madame Lana Del Rey. A la fin de la journée, j’ai la satisfaction d’avoir salué tout le monde. Mais je me souviens de personne, comme quand on me pose la question fatidique : et toi, tu écoutes quoi actuellement ? Moi, j’écoute 40 trucs différents mais je ne sais même plus comment ils s’appellent. Et le nouveau Wilco, sinon, il est comment ?